La moto en sentiers

D’après mon chiro, le motocross est une excellente façon de renforcer les muscles du dos. Et comme je lui répondais, couchée sur le ventre dans ma jaquette bleue : “à condition de rester sur la moto et sur la trail!” Parce que c’est pas d’avoir une moto de trail qui fait de toi une pro de la trail du jour au lendemain. Et me semble donc que c’était plus facile sur mon vélo de montagne, et sans moteur en plus! Ah y a aussi le fait que c’était dans un autre espace temps…

C’est comme ça que je me suis retrouvée l’autre jour avec deux motocyclistes qui avaient une solide expérience de l’affaire, à les suivre du mieux que je pouvais dans les sentiers fédérés de la FQMHR, à sacrer après les grosses roches, à aller cueillir des framboises et des quenouilles sans même débarquer de ma moto (c’est beaucoup moins gracieux en vrai que par écrit, tu peux me croire! mais ça a ajouté une bonne dose d’humour dans la journée des deux autres).

J’en ris maintenant, mais je me suis quand même demandée à quelques reprises cette journée-là combien de temps ça prendrait avant d’avoir un premier appel si je laissais ma moto là, sur le bord du sentier, avec une pancarte à vendre. Mais j’avais pas de pancarte à vendre sous la main et, surtout, j’avais une furieuse envie de finir la journée sans me casser le cou, mais surtout de la finir tout simplement.

Et je l’ai finie, cette première journée. En entier, pleine de bleus vraiment pas chics avec les petites robes que je porte pour aller travailler, mais en entier quand même. Et quand j’ai eu monté ma moto dans la remorque alors que le soleil se couchait, j’ai reluqué avec envie l’espace qui restait juste à côté en me disant que je pourrais y étendre mon sleeping bag et dormir là jusqu’au lendemain sans problème tellement j’étais crevée. Et j’ai eu envie de recommencer dès le lendemain.

Le hic avec la moto de trail, c’est qu’on ne peut pas partir seul, surtout quand on est pas habitué. Je suis souvent partie seule et loin sur ma moto sport touring, mais rouler seule sur l’asphalte, même avec ses trous et ses usagers pas toujours alertes, c’est toujours moins risqué que de rouler seul en sentiers. Parce que dans le bois, t’es loin en maudit, et les risques de chutes et de problèmes mécaniques sont multipliés par dix. Du moins c’est ce que j’ai cru comprendre à la lecture de certains commentaires et à la vue de certaines photos, sur les forums. Semble-t-il aussi que je suis pas la seule à y tester différentes techniques d’atterrissage.

La moto en sentiers, c’est aussi le plaisir de se retrouver en pleine nature, au milieu de nulle part. C’est cette pause en plein milieu du bois ou sur le bord d’un lac, tout moteur arrêté, le casque qui prend le bord et le nez qui refait le plein des odeurs de la végétation, les oreilles qui se remplissent des bruits apaisants de la forêt. La zénitude parfaite.

C’est génial et j’ai vraiment hâte d’y retourner, comme je me disais tantôt en enfilant mes deux Motrin Extra Fort.

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